De l’évolution des batteries pour vélo électrique

La qualité des batteries pour vélo électrique a connu une progression significative ces 10 dernières années. Ces belles améliorations reposent à la fois sur la progression des densités énergétiques des chimies utilisées mais aussi sur l’industrialisation de la filière et les progrès de l’électronique embarquée.

1. L’évolution de la densité énergétique

Les technologies des batteries lithium progressent avant tout en densité énergétique. Il y a 10 ans, les chimies proposées par les industriels avaient des densités énergétique de l’ordre de 100 Wh/kg. On trouve aujourd’hui de nombreuses cellules à plus de 200 Wh/kg !

Cela signifie qu’une batterie de 600 Wh qui correspond à une très forte capacité dans le domaine du vélo électrique peut peser de l’ordre de 3 kg. Plutôt qu’une surenchère, parfois marketing, au nombre de Wh dans les batteries, nous pensons que des batteries de 200 Wh de 1kg pourraient être extrêmement pratiques pour les personnes ne pouvant pas stocker en permanence leur batterie sur leur vélo et donc ayant besoin de la porter pour la garder avec eux. Dans cette gamme on trouvera par exemple la batterie bouteille 200 Wh pour VAE (1,3 kg et environ 0,5L) de chez Keyde ou encore le range extender de BMZ.

Batteries Keyde

La batterie Keyde conçu à l’image d’une gourde d’eau (200wh,1.3 kg)

Il faudra par contre avoir une chimie sélectionnée en fonction des courants de décharge prévus pour éviter une surchauffe des cellules et un vieillissement accéléré. Il existe en effet tout une gamme de chimies proposant des compromis entre densité de puissance et densité d’énergie.

Compromis entre la densité énergétiqu et la densité de puissance

Il existe un compromis entre la densité énergétique (l’énergie que peut fournir une batterie durant un trajet) et la densité de puissance (la puissance que peut délivrer instantanément une batterie sans perdre significativement en rendement).

Par ailleurs, les technologies qui proposent aujourd’hui des densités d’énergie supérieurs à 250 Wh/kg sont encore à l’état de prototype de recherche et il nous semble donc optimiste d’espérer des bouleversements significatifs durant les 10 prochaines années.

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