Les bienfaits du Vélo à Assistance Électrique (VAE)

L’essor du VAE

L’essor du VAE en France n’est plus à prouver: 70 000 unités vendues en 2014, 100 000 unités vendues en 2015… Même si les vélos électriques ne représentent que quelques pourcents des ventes de vélo en France, la croissance est forte et rapide. Et c’est bien normal.

En effet le VAE est l’une des principales solutions à une mobilité urbaine durable, comme vous pourrez le voir dans la partie “VAE: les chiffres clés” ci-dessous. Mais c’est aussi un formidable loisir, que ça soit pour faire du VTT ou des balades sur les nombreux beaux chemins de nos régions.

L’étude de l’ADEME, “Etude d’évaluation sur les services vélos”, fait un point sur les nombreux services autour du vélo. Concernant le VAE cette étude se concentre sur deux services:

  • la location longue durée
  • l’aide à l’acquisition

Le point le plus intéressant à nos yeux concerne les données sur le report modal:

report modal VAE

Report modal dans le cas de la location longue durée (gauche) et celui de l’aide à l’acquisition (droite). Source: Etude d’évaluation sur les services vélos, ADEME, 2016

En effet, que ce soit dans le cas de la location de longue durée ou de l’aide à l’acquisition, le report se fait massivement depuis la voiture.

Concernant les ~15% de report depuis le vélo classique, et qui peuvent paraître “mauvais” d’un point de vue purement écologique, rappelons qu’il y a de nombreuses personnes qui auraient arrêté le vélo classique pour des raisons de forme/âge/santé. Aujourd’hui ces personnes peuvent continuer grâce au VAE. D’ailleurs l’étude de l’ADEME indique que plus de 50% des usagers des deux services VAE étudiés ont plus de 50 ans.

VAE: les autres chiffres clés

La synthèse infographique (à voir ici) de l’étude de l’ADEME présente de nombreux autres chiffres intéressants. Nous en détaillons quelque uns ci-dessous.

Une incitation à la pratique

ademe_distances_total

Distances parcourues en vélo classique et en vélo électrique Source: Etude d’évaluation sur les services vélos, ADEME, 2016

En effet le vélo électrique incite à la pratique du vélo comme moyen de déplacement: +55% d’augmentation de la distance dans le cadre de la location longue durée et +120% d’augmentation de la distance dans le cadre de l’aide à l’acquisition !

Et oui, en vélo électrique les gens vont plus loin qu’en vélo classique. Pour deux raisons principalement, on va (en général) un peu plus vite donc on va plus loin à temps de trajet égal. On choisit l’effort que l’on fait et donc on peut aller plus loin à effort égal. Deux critères, le temps et l’effort, qui peuvent être un frein pour de nombreuses situations et où le vélo électrique offre une alternative satisfaisante.

Une utilisation quotidienne

Les principaux motifs d’utilisation d’un vélo électrique de la part des usagers bénéficiant des services étudiés par l’ADEME sont “Se rendre au travail” et “Faire ses courses”.

En effet de l’ordre de 75% à 91% des usagers utilise leur vélo électrique pour “Se rendre au travail” ou “Faire ses courses”.

Autres chiffres intéressants:

  • à terme, création de 300 emplois dans la filière de la location longue durée
  • pour 15 bénéficiaires de l’aide à l’acquisition, c’est une voiture supprimée

L’étude complète de l’ADEME

Vous pourrez retrouver l’étude complète de l’ADEME ainsi que l’infographie et de nombreuses autres synthèses et document de l’étude dans les liens suivants:

Nous reviendrons sûrement sur ce sujet dans de futurs billets !

Vers une nouvelle législation pour les vélos électriques intelligents ? La question de la puissance

Aujourd’hui, le vélo électrique est le véhicule électrique le plus populaire dans le monde. De nouvelles solutions ont conduit à des améliorations significatives de la gestion de l’assistance des vélos électriques comme en témoigne l’installation pilote de notre contrôleur eBikeMaps à Grenoble.

Cet article argumente en faveur d’une proposition d’évolution de la législation des vélos électriques en Europe à propos de la limite en puissance de 250W. L’enjeu est de construire un cadre plus attractif pour le vélo à assistance électrique en termes de performance et de sécurité pour un contexte varié d’applications (mobilité, santé, tourisme) pouvant rapidement être mis en œuvre.

1/ La proposition

a/ Rappel de la législation Européenne

drapeau_europeEn Europe, les Vélos à Assistance Électrique (VAE) appartiennent à la catégorie cycle. Il s’agit d’un contexte attractif pour un véhicule motorisé qui ne nécessite ni permis de conduire, ni assurance. Pour qu’un VAE reste perçu comme un cycle standard, le système de motorisation doit essentiellement satisfaire trois contraintes.

  • L’assistance électrique doit se couper à partir de 25 km/h.
  • La puissance nominale électrique de l’assistance ne doit pas excéder 250 watts.
  • L’assistance n’est active que si le cycliste pédale.

b/ Rappel de la législation Suisse

suisseEn Suisse, territoire de montagne à 75%, il est admis que pour rendre le VAE attractif comme mode de transport, une assistance pouvant aller jusqu’à 500 watts est nécessaire en montée. Les règles sont donc légèrement différentes.

  • L’assistance électrique doit se couper à partir de 25 km/h.
  • La puissance nominale électrique de l’assistance ne doit pas excéder 500 watts.
  • L’assistance n’est active que si le cycliste pédale.

Il est important de noter qu’une proposition d’augmentation de la puissance maximale de l’assistance de 250 watts à 500 watts pour s’aligner sur la législation Suisse a été rejetée par le parlement Européen (proposition portée par l’Association des détaillants européens de deux roues en 2012). En effet, il apparaît que les 500 watts d’assistance ne sont pas légitimes dans de nombreux cas. Au contraire, le potentiel danger supplémentaire (accélération violente par exemple) risque à terme de remettre en cause le contexte simplifié d’utilisation du VAE (considéré comme un vélo).

c/ Notre proposition : combiner les avantages de la législation Suisse et de la législation Européenne

Notre proposition se base sur 2 constats:

  • Il est légitime de solliciter 500 watts d’assistance mais seulement dans certains cas (par exemple pour une montée longue et soutenue).
  • La facilité à appréhender le comportement d’un véhicule sur la chaussée réside avant tout dans sa vitesse et son accélération (et non la puissance instantanée en watts). Ce sont donc ces grandeurs qu’il est légitime de réguler en priorité.

Ainsi, nous proposons d’étendre la catégorie cycle aux VAE dont l’assistance est régulée par les 4 contraintes suivantes:

  • L’assistance électrique doit se couper à partir de 25 km/h.
  • L’assistance électrique doit se couper à partir de 1.5 m/s2.
  • La puissance nominale électrique de l’assistance ne doit pas excéder 500 watts.
  • L’assistance n’est active que si le cycliste pédale.

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